GÉNÉALOGIE  LEMERLE

                                

QUI SUIS-JE ?

Originaire de La Réunion , je me suis longtemps interrogé sur mes origines . Du côté maternel, le travail était déjà réalisé par Monsieur RICQUEBOURG qui a publié en 1976 « Le dictionnaire généalogique des familles de Bourbon (1665-1767) » , ouvrage de référence paru à Aix en Provence dans le sein de l’Association des Chercheurs de l’Océan Indien et l’Institut d’Histoire des Pays d’Outre-mer A.C.O.I. (I.S.B.N. 2.902292.00.7)

Mon ancêtre maternel Etienne GRONDIN est arrivé en mai 1676 sur le « Saint Robert » avec son épouse malgache Louise SIARANE .

FRANÇOIS GRONDEIN (ou plus souvent GRONDIN) son fils, naquit à Madagascar vers 1672 (Rts 1705-1709). Les trois échappèrent au massacre du Fort-dauphin (27 août 1674), et abordèrent à Bourbon en mai 1676. Etienne Grondin mourut vers 1677, et sa veuve se remaria aussitôt après avec Antoine Payet, qui éleva son beau-fils à Saint-Paul . François GRONDIN se maria avec Jeanne Arnoult, veuve d'Henry Brocus, le 6 juin 1694 (St-Paul GG13 n° 24), et en eut quatorze enfants. Le 28 juillet 1698, il se fit octroyer par le Gouverneur Bastide, une "habitation" au Butor (Saint­ Denis), où il vint habiter (C° 2005). Il acquit aussi une première pièce de terre "dans le quartier Sainte-Suzanne". Avant 1705, il cultivait, tant au Butor qu'à Sainte-Suzanne, "froment, riz, mil (maïs), patates, tabac, et légumes", Mais en 1709, possédant une « autre pièce de terre à Sainte-Suzanne », il réserva sa propriété du Butor à l'élevage et à la canne à sucre et fit exclusivement de la culture sur ses deux terres de Sainte-Suzanne . En 1709, il possédait « 10 bœufs, 20 cabrits, 11 moutons, 4 cochons, 3 chevaux, des volailles, et il récoltait 800 Livres de froment; 400 L. de Ris, 1000 L. de Mil, 300 L. de tabacq, divers légumes » (Rts 1705 et 1709).

Voici comment le décrit Antoine BOUCHER dans « Mémoire pour servir à la connoissance de chacun des habitans de l’isle de Bourbon » :  « François GRONDEIN  Est de Madagascar, fils d'un françois et d'une Nègresse, il est de couleur bazannée, de l'âge d'environ 38: a 39: ans, il a epousé Jeanne Arnould ~[ femme dont on pretant que la Conduitte n'a pas toujours esté fort reglée Mais quy est très sage aprest et fort bonne Lingere.] (Note marginale d'A. Boucher) , Creole de l'Isle de Bourbon, qui est aussy Mullatresse, duquel mariage il a eu 8 enfans, sçavoir: 5 garçons et 3: filles, il a 2: Noirs et 3: Negresses, il fait sa residence au Butord, il a beaucoup de probité, sage, point yvrogne, son seul vice est le jeu qu'il aime passionnément, au surplus fort laborieux, prend grand soin de sa famille, il êleve bien ses enfans, leur donne bonnes Educations, leur apprend a lire; il a esté jugé capable de posseder la charge de fabrice de l'Eglise de St Denis, qu'il exerce aujourd'huy, il vit fort a son aise, mais il a peu d'argent comptant, cela peut aller au plus a 2: ou 300: Ecus, il cultive autant bien ses terres, que ses forces le luy permettent, il en a plus qu'il n'en peut cultiver, mais l'on ne peut douter, que Sitost qu'il aura des Noirs, qu'il la cultivera dans son entier, il esleve ses bestiaux au lieu même de sa residence lesquels consistent a peu pres a 80: beufs, 30: Cabrits, 20: Moutons, 10: Cochons, 4: chevaux, il fait partie de sa recolte a ste Suzanne, et l'autre au Butord,.[  L'on ne peut Manquer en délivrant des pieds de poivriers a Cet homme Car Il nen manquera assurement pas de soins.] (Note marginale d'A. Boucher) »

Extrait de l’ouvrage de Jean BARASSIN « l’Île Bourbon et Antoine Boucher (1679-1725) au début du XVIIéme Siècle  » paru à Aix en Provence au sein de l’A.C.O.I. (I.S.B.N. 2.902292.01.5) .

 

 Le nom de LEMERLE n’étant pas cité dans ces ouvrages , il m’a donc fallu remonter le temps.

  Issu d’une famille de huit enfants, un tout jeune commis négociant, LEMERLE Alphonse Clair Pelage embarque à Nantes sur le trois-mâts « Le Courrier de Bourbon » le 25 Juillet 1825.  Sa destination : l’île de France nouvellement baptisée Mauritius ou Maurice par les Anglais qui l’avaient reprise en 1815 aux Français. Après quatre mois de traversée, il arrive dans une île où la langue, l’organisation administrative et judiciaire étaient françaises, et où une activité commerciale naissante prenait un essor considérable : le sucre. Il n’y réside que quelques mois et s’installe à Saint-Leu dans l’île Bourbon, actuellement La Réunion. Il est le premier de mes ancêtres réunionnais.

Il est rejoint le 21 Juin 1828 par son frère LEMERLE Eugène Mathieu François (1804-1855), qui embarque comme passager sur le trois mats « L’Apollon » où après quatre mois de traversée il débarque le 26 Octobre 1828. Il n’a pas laissé de descendance.

L’aîné des frères, LE MERLE Jules Augustin Pierre était déjà parti pour les Indes et avait épousé MORRISS Ann Rose le 11/11/1824 à Mahé. Il a donné naissance à la branche anglaise des LE MERLE qui prospèrent en Grande Bretagne et aux U.S.A.  

Le point actuel des recherches me laissent supposer deux origines :  

La famille LEMERLE est-elle originaire du Cher comme semble le démontrer le plus ancien acte trouvé se rapportant à un LEMERLE Pierre, qui est détenu par les Archives Départementales du Cher (G81, N°3) ? Ce texte qui date du 27 Mars 1502  a été traduit par M. Alegre de la Soujeole .

 La famille LEMERLE est-elle originaire de Rézé-les-Nantes (Loire Atlantique)  pour continuer dans le Cher, à Orléans, puis la région nantaise, ce qui tendrait à prouver que cette famille faisait soit du commerce, soit de la batelerie, soit encore du contrôle. Qui était ce LEMERLE Jean qui épouse en 1580 AUBIN Marguerite à Rézé-les-Nantes ?

  C’est un peu cette aventure que je vous invite à partager avec beaucoup d’indulgence pour toutes mes erreurs .

Merci à toutes les personnes qui m’ont aidées et qui m’aideront encore à naviguer dans cette passion ……..

Quant à moi, je me situe là.......

 

 

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